10 janvier 2009

Messages reçus à ce jour

e_mailTilleul ; rsylvie ; Val ; Laura ; Walrus ; MAP ; Joye ; Teb ; Janeczka; Poupoune ; Kloelle ; Papistache ; Violette7 ; (Tiphaine = participation promise pour cet après-midi) ;

Posté par Walrus à 16:41 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :


Consigne #43

Vous avez 15 ans, (ne discutez pas, vous avez 15 ans) vous voulez que votre blog particulièrement insipide se gonfle rapidement d'une masse de lecteurs célèbres :

a) rédigez une invite, la plus maladroite (inadaptée, incongrue, stupide, ...) possible, à l'adresse des administrateurs du défi du samedi ;

b) donnez le lien vers votre blog* (celui du djeun de 15 ans aspirant à la célébrité, pas le vôtre ! ! !)

* C'est à dire, qu'il vous faudra créer** un blog (une page, trois ou quatre billets, éventuellement un commentaire ou deux) qui soit à l'image du djeun que vous aurez imaginé.
Valérie, lors de la conception de cette consigne, a eu cette expression que nous avons adorée :

"Oh, alors là, mille fois OUI !!
Créer le blog pourri ? Excellent!
Depuis le temps que j'en crève d'envie ! ! !"

** Si vous ne savez pas créer un blog et que cette partie du défi vous effraie, ne donnez pas le lien vers un vrai blog (on ne vexe personne) mais vous trouverez un moyen de contourner la consigne de manière si imaginative que nul ne s'apercevra de la supercherie.

Toujours : samedidefi@hotmail.fr

Posté par Old_Papistache à 16:39 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags :

Sac de patates et Baskets Roses (Camille)

Les histoires d'amours ça paraît bien souvent mièvre quand ça nous concerne pas.
 
Je n'ai pas l'âge d'avoir les mots assez affinés pour paraître à portée des plus endurcis. Paraît-il qu'il faut avoir l'âge pour avoir vécu. Dans ce sens-là, 22 ans, ce n'est sûrement pas assez d'âge.

   

basketroseSurtout quand je vais vous dire que mon histoire à moi commence avec un sac de patates. Ce n'est pas sérieux. Pourtant il est arrivé, dans ce minuscule appartement, ses yeux cherchant quelque chose. Moi, je ne pouvais voir que lui. Ce jour-là, on devait se ressembler un peu. J'étais habillée tout en blanc et les cheveux longs attachés comme une petite fille. La seule chose qui prouvait que je n'étais pas une gamine sage, c'était mes baskets roses. Elle était là, ma malice. Sage, moi ? Regardez plutôt mes chaussures et mon sourire. Ai-je l'air d'un ange ?
Lui aurait pu avoir l'air aussi. Un tee-shirt blanc bien repassé et la stature bien droite. Mais regardez ses cheveux. Il leur a peut-ête chuchoté avant de partir de faire ce qu'ils avaient envie. C'est l'impression qu'ils donnent. Et comme moi, son sourire. Prenez-vous une porte dans la figure que ça vous ferait le même effet. En plus doux malgré tout.
 
Nous n'aurions pu jamais nous revoir. Il n'était pas malicieux avec les filles. Il a fallu que j'y mette du mien. Je n'avais rien à perdre. J'ai pris ma malice à deux mains. J'ai chuchoté à ma copine de me donner son adresse. Quelques jours plus tard. Je m'asseyais dans ce grand appartement que j'habitais à l'époque. Avec des grandes baies vitrées qui surplombaient Besançon. Et j'ai écrit. J'ai écrit une lettre qui ne me ressemblait pas vraiment. Ou alors qui donnait tout de moi. Il n'existait comme souvenir que ce sourire et ses yeux qui n'avaient pas de couleurs. Tout pouvait encore être gommé. Je n'avais rien à perdre.
 
    Je n'ai rien perdu. Mes mots et moi, on avait tout gagné.
 
    Mes malices amoureuses ont toujours été mes mots. ça ne voit pas beaucoup. Mais ça laisse beaucoup plus de traces.

Posté par Old_Papistache à 15:55 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags :

A la puissance cinq (Papistache)

Fanette — c’est ma fille— aime se nicher sur mes genoux. Elle a deux ans, trois ans, j’ai oublié.
Je m’étonne :
— Mais, mais, comment es-tu arrivée sur mes genoux  ? Je ne t’ai pas senti t’y glisser !
Fanette exulte. Désormais, elle va s’ingénier, des années durant, à surprendre son papa. Elle s’approche en catimini, le frôle, s’installe sur ses genoux et il s’ahurit :
— Mais, mais, comment es-tu arrivée sur mes genoux ?
Rires, caresses, câlins !
Le jeu se reproduit encore et encore.

***


Fanette a grandi, beaucoup, trop ! Un jour—elle a terminé ses études maintenant— elle évoque ces merveilleux souvenirs. Moi, quintuple imbécile, j’avoue que je surjouais la scène. Fanette accuse le coup ; elle y croyait encore !

Posté par Old_Papistache à 12:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags :

Amante, poétesse, prédatrice (Pivoine)

Cette fois, je le sais, j’en suis sûre, c’est lui que j’aime, je l’aime 
à la folie ! Je l’aime et je l’aurai.

Même si des fois, je doute, je l’aurai, je le veux. Parce que nous
sommes faits l’un pour l’autre. Ne me demandez pas comment je le sais,
ni pourquoi je le pense, c’est comme ça, je le sens, je l’ai toujours
su. Dès que je l’ai vu. Je suis égoïste je le sais. Juste aujourd’hui!
Pour la première fois de ma vie, je ne me préoccupe ni des conséquences
de mes actes, ni des autres, ces autres! –Je les redoute simplement,
seront-ils des amis ou des ennemis? S’ils nous surveillent… Que sais-je
moi?

Chaque mercredi matin, il vient à la ville en train. Je le sais parce
qu’un jour, il m’a demandé de le raccompagner jusqu’à la gare. Alors,
voilà le stratagème que j’ai imaginé. Je me lève à l’aurore, moi qui ai
toujours été une lève-tard, moi qui redoute l’hiver, les aubes grises,
la pluie qui fouette les frontons de la Grand-Place et les dorures du
Baroque comme les pavés glissants… Moi qui hais l’hiver, je suis là,
sortie des voyageurs, chaque mercredi matin, cachée derrière une colonne
Morris.

Facile ! Je connais à peu près l’horaire de son train, je surveille
l’arrivée des navetteurs, - cela me donne le vertige, tous ces hommes,
toutes ces femmes à la face pâle et inexpressive, accrochés à leur
serviette de travail, en imperméable beige, tous ces gens inodores,
incolores et silencieux, se peut-il qu’ils aient une vie de passion
comme moi, comme lui? Si j’arrive à mes fins? Moi, l’amante, la poétesse
et la prédatrice?

Le voilà. Dès qu’il sort du tunnel, dès qu’il se détache de ce tsunami
humain, je m’en vais légèrement, droit devant moi, vers la Grand-Place,
il ne peut pas savoir, j’ai quelques mètres d’avance sur lui et c’est
lui qui m’aperçoit, et c’est lui qui se hâte et c’est lui qui m’appelle
et je me retourne, faussement surprise. Et nous nous regardons, nous
nous disons bonjour, on s’embrasse, on se tutoie, on fait quelques pas,
on y va, la matinée est belle, la journée sera bonne, qu’il pleuve,
qu’il vente qu’il neige, je m’en fous, aujourd’hui, la Reine! C’est moi!

***

J'aurai vu l'or et la gloire
L'orgueilleux chant de l'histoire
Et nos pas et notre joie
Bleuir au front de ces maisons
Aujourd'hui solitaires


J'aurai vu toutes les heures
Et l'aurore et sa douceur
Et l'attente dans l'hiver
Rougir un coin de ces maisons
Aujourd'hui silencieuses


J'aurai reçu pour demain
D'une voix et d'une main
Ma cité comme un bijou
Blotti dans la nuit revenue
Aujourd'hui souveraine


J'aurai peint ces souvenirs
En un trait en un soupir
Et leur tain fidèle et sûr
Qui resplendit dès aujourd'hui
En deux miroirs

.Embrasés


Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :


Mes préférés (Val)

J’avais eu envie de vous dire que je n’ai jamais rusé en amour. Jamais ! J’en étais persuadée jusqu’à ce soir. Pour moi, c’était clair, je n’avais jamais manœuvré de manière à me retrouver inopinément dans les bras d’un garçon. J’ai trop de retenue pour ce genre de chose. Et puis.. je n’y ai jamais songé !

Il ne faut peut-être jamais dire jamais, même lorsque ce « jamais » fait référence au passé.

J’ai foré profond, et j’ai trouvé l’or noir qui fera l’affaire. Malice souterraine presque inconsciente, en réalité. Mais, à bien y réfléchir, et avec le recul, la ruse s’apparente tout de même à une malice…hem … amoureuse ? Le mot m’égratigne un peu la gorge tout de même. Vous jugerez.

L’entreprise dans laquelle j’étais salariée employait une majorité d’hommes. Des jeunes, des plus anciens, des beaux, des moins beaux, des prévenants, des mufles… des hommes, quoi ! Beaucoup d’hommes… pour le peu de femmes que comptait l’effectif. On dira 5%. Pas plus.

J’y étais comme un coq en pâte. On peut même dire comme un coq dans la basse-cour. Un homme qui fréquente un univers d’hommes, il apprécie bien souvent l’exotisme d’une collègue femelle. Pas pour lui conter fleurette, mais simplement pour le dépaysement. Enfin, là-bas, c’était comme ça. Jamais je n’ai bu un café toute seule !

Mon chef (j’étais son assistante) n’avait que des besoins ponctuels (quand je dis besoins ponctuels, j’entends … des services d’une assistante, ne vous méprenez pas !). Aussi, j’étais assez libre de mon temps lorsqu’il était occupé, ou absent, ou qu’il n’avait tout simplement pas besoin de moi…

J’avais des consignes, bien évidemment, mais plutôt souples : moduler mon temps de travail entre les différents services selon les besoins.

Bureau d’études, service après vente, magasin, service commercial… j’avais le choix. Ou quasi. Aucun n’était vraiment débordé, aucun ne refusait mon aide non plus. Et puis du temps, je devais tout de même en accorder un peu partout, donc partager,  mais j’avais le choix du créneau horaire.

Eh bien, je ne vous dirai pas pourquoi j’estimais que les magasiniers étaient des gens vraiment très débordés à qui il fallait prêter main forte une bonne partie de la journée. 

Je ne vous dirai pas non plus pourquoi j’allais bosser « là-haut » chaque soir après seize heures et pas en milieu de journée.

Enfin, je ne vous dirai pas pourquoi je me suis portée volontaire pour l’inventaire alors que j’étais en congé.  Dix heures à compter des vis et des boulons, un trente et un décembre, quand on est pas obligée…c’est charmant…l’année suivante, j’ai récidivé.

Ne vous montez aucun scénario ! Je n’ai jamais attendu ni espéré quoi que ce soit de l’un d’eux (d’ailleurs, j’ai affiché un ventre tout rond là-bas, et ensuite je déposais un bébé chez la nounou chaque matin avant de m’y rendre). J’aimais juste leur compagnie, parce qu’ils étaient mes préférés.

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :

Opportunisme ;-)) (Teb)

, Allo? Grand Chêne … J’aurais besoin de quelques conseils éclairés pour la rénovation de notre structure de L. B….. ; peux tu m’y accompagner et me donner ton avis ???

 

' Avec plaisir… je passe te chercher samedi après midi ???

 

Teb, en raccrochant : « Yesssss »

 

 

 

 (l’anecdote date un peu ;-))

Posté par valecrit à 12:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags :

Les ruses amoureuses (Jujube)

Comment faire, en 1967, quand l’élu se révèle tunisien alors que le rendez-vous était fixé à Jérusalem entre deux copines aventureuses ? La copine devenue chaperon veut bien suivre en Tunisie. Mais les parents de l’amoureuse ont eu déjà bien des difficultés à accorder une permission pour Israël ! Et comment motiver ce brusque revirement sans compromettre le secret des amours ? Voilà six mois que ce voyage se préparait, au mépris des tempêtes du désert !

Qu’à cela ne tienne ! Rassemblons une documentation variée et conséquente sur la vie en kiboutz. Quelques amis de là-bas nous feront parvenir des cartes postales vierges… Et nous voilà, à deux pas de la digne cathédrale, en train de rédiger des textes exaltés sur la culture de l’avocat, des pamplemousses, sur les divertissements nombreux, l’esprit convivial des communautés que nous rencontrons. Nous renvoyons tout cela sous enveloppe aux amis israêliens qui posteront aux dates indiquées. Ce qu’ils font ponctuellement.

 L’ennui est que l’amoureuse oublie son dispositif ingénieux pour adresser des cartes postales de Monastir à ses cousines, dont la mère lit la correspondance : qu’est-ce que cette ubiquité ? Sa sœur lui a donné de récentes nouvelles venues d’Israël ! Elle en fait état aux parents, lesquels vont voir les parents du chaperon, lesquels s’affolent, ne sachant plus si leur propre fille est vraiment en Tunisie, et lancent un avis de recherche… bien vite abouti.

 Retour assez penaud.

 C’est compliqué, mais cela finit simplement : ils se sont mariés, elle était leur témoin.

Posté par Walrus à 12:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags :

Un secret (Berthoise)

 

Est-ce que je vous l'ai déjà dit ? Non, il y a des secrets qu'on dévoile difficilement.

Il en est qu'on raconte rapidement en marchant dans les bois, en attendant le train, ou dans les rayons en poussant son chariot. Il y en a qu'on fait vivre aux fins de repas quand l'ambiance est aux rires. Ces choses-là sont légères, on les oublie rapidement. Mais il y a d'autres secrets, des.. dont on n'est pas bien fier, qu'on chuchote à l'oreille, imposant le silence.

Je vais vous dire des choses, vous ne les répèterez pas.

Je ne fus pas toujours bien sage. Il fut un temps où j'aimais trouver dans mon lit, un amant quelqu'il fut, pourvu qu'il fut ardent et toujours différent.

En ces temps éloignés, je savais me faire belle. J'employais les onguents, utilisais les fards, et jouais des parfums. J'allais à la ville le soir, et en fin de semaine, pour chercher le bel homme qui saurait m'enchanter. J'avais appris les danses, celles qui ensorcellent. Je savais les pas qui font venir les amis. Après mes folles nuits, ivre de musique, et rompue par les charmes, je rentrais à l'aurore, pour reprendre la route qui mène au droit chemin. Je croyais, fille folle, que je menais la danse, que je tenais ces hommes comme aux creux de mes mains.

Je me trompais, bien sûr, vous l'avez deviné.

Celui que j'aperçus ce soir-là me conquit. Il avait des airs pour lesquels je fondais. Il me laissa venir, jouant l'indifférent, il aiguisa ma soif, et provoqua ma fin. Il joua mon propre jeu, affûta les mêmes armes. Et je devins la proie, ayant été chasseur.

Je ne regrette en rien

ma défaite cuisante.

J'ai perdu, je l'avoue,

au jeu des amourettes.

Il demanda ma main.

Je dis oui, rougissante.

Il devint mon époux.

Jamais je ne regrette.

Moralité :

Méfiez-vous, jeunes filles, des amours sans lendemain

Écoutez les conseils d'une qui se croyait libre.

Si vous voulez garder les atouts dans vos mains

Restez sagement chez vous et lisez un bon livre.

 

Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

Premier amour, à bicyclette… (Tilleul)


J’avais douze ans… lui aussi ! Il était le plus beau de l’école des garçons…

Comment m’a-t-il repérée ? L’amour a ses secrets…

A cette époque, chaque jour après la classe, je montrais beaucoup d’assiduité pour vite terminer mes devoirs scolaires et partir…

" Où vas-tu encore ? " me demandait maman…

" Je vais faire un petit tour à vélo ! "… Lui, il n’avait pas de bicyclette, alors, il m’attendait devant sa maison en shootant dans un ballon…

" Salut ! Ca va ? Je ne savais pas que tu serais dehors… Quelle coïncidence ! " Il me glissait alors dans la poche, une feuille de cahier pliée en huit et je repartais… Je découvrais son gentil message un peu plus loin… Il aurait été gêné de me voir lire devant lui. Nous rougissions tous les deux et ne savions que dire… c’est sans doute pour cela que nous l’écrivions… je ne gardais jamais ses lettres… J’avais trop peur que quelqu’un ne découvre mon secret… Si maman avait su où j’allais tous les jours, peut-être m’aurait-elle privée de sortie… ?

Il est parti interne dans une autre école… je ne l’ai plus jamais revu.

Même pas un bisou ! Nos mains se sont-elles jamais touchées… ? C’était un amour par écrit… J

Il y a cinq ans, j’étais dans un magasin quand j’ai senti une main sur mon épaule…

" Salut ! Ca va ? Tu fais encore du vélo ? "

" Et toi, tu joues toujours au foot ? "

J’ai un peu rougi, lui aussi… A son épouse, il a dit " je te présente mon premier amour… "


Posté par valecrit à 09:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :