Le défi du samedi

Tous les samedis, un nouveau défi!

03 mai 2008

Tube cathodique - Caro_Carito

Avant de lire, regarder : http://fr.youtube.com/watch?v=1zJVYkX9r8w&feature=related
 

J’éteins la télé. C’est vraiment une sale manie que j’ai prise d’écouter M6 au saut du lit. Mais ça me donne là pêche. Et j’en ai besoin. Tous les jours de la semaine, congés, dimanche et jours fériés compris. Mais surtout quand je vais au boulot. Bon il est temps. Je pense à ce vidéo clip, ça doit être étrange de se retrouver autre. Bon le gars-là, Kamini y devient blanc. Qu’est-ce que je pourrais devenir. Tiens invisible. Il suffit que je me regarde dans la classe, un teint pâle et des cheveux courts d’une couleur indéfini. Un pull gris. Un jean. Un uniforme. De toute façon, on ne me remarque pas. Je ne parle pas, je bosse, corvéable à loisirs, avec un petit salaire et on me dit à peine merci.

Un dernier coup d’œil dans la glace. Mais j’ai la berlue. Il n’y a plus personne dans ce miroir. Me voilà invisible pour de bon. Je m’assois deux secondes. Heureusement même transparent, je peux avaler un peu de café. Bon, ce n’est pas la peine que je prenne mon vélo pour aller au taff. Il faut que je prenne le métro. Et d’ailleurs pourquoi je devrais aller bosser. Puisque l’on ne me voit pas. Soudain je regard mon tube cathodique et je vois ce mec black, enfin non, il est blanc maintenant, qui se marre. « Salut mon pote, t’as droit à une heure d’invisibilité, profites-en !» Dernier éclat de rire et ploff plus rien.

La porte vient de se fermer derrière moi. En profiter, pourquoi faire… Je pourrais aller au taff et leur faire payer par mille misères ce qu’ils me vont supporter chaque jour, cette insoutenable indifférence polie. Non. Trop facile. Devant moi, j’aperçois une blonde au lourd manteau de fourrure. Elle grimpe dans un taxi en demandant un péremptoire « les Champs Louis Vuitton », je l’y rejoins aussi sec. Là, confortablement engoncé dans les fauteuils de cuir, légèrement dans les vapes, son parfum c’est pas du truc pour jeune fille à l’extrait de rose et de magnolia. Ca dépote ! Je me laisse bercer par paris est ses berges, ses boulevards. Je suis béat. Et puis je le vois, comment l’avait-on surnommé lors de sa construction ? La verrue ! L’Opéra Garnier. Bingo Ca y est je sais, je sais que je vais faire, je vais courir après un autre invisible, un de ces êtres que l’on ne voit pas. Et qui sais-trouver le lac oublié. Je profite d’un feu rouge pour me glisser hors du taxi et je grimpe le cœur léger les marches de l’opéra Garnier. Au passage je chipe à un touriste distrait son Gaston Leroux ; une heure m’avait-il dit, une heure pour aller au-delà des pages, pour plonger à sec dans le réel derrière l’encre et le papier.

fantome

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Invisible - Kloelle

C’était écrit sur un de ces petits papiers satinés qui dorment au creux des papillotes.
«  Vous voilà invisible pour une heure »
J’adore ce genre de messages loufoques et un instant j’ai envié ce type dont le travail consistait à écrire les billets de papillotes.
Je me suis levé, le visage réjoui, pour jouer le jeu et mirer ma transparente personne dans la vitrine du libraire du coin de la place.
Devant la vitre, j’ai pali, des soubresauts glacés me parcouraient de la tête aux pieds, si j’avais pu les voir je crois que j’aurais vu mes jambes s’entrechoquer et fléchir brutalement : voilà qui défiait toute explication, j’étais invisible !
Le choc passé, j’ai bien vite réfléchi à optimiser cette incroyable fortune.
Dévaliser une banque ?
Me glisser dans les cabines d’essayages des « galeries bonne franquette » ?
M’asseoir dans le bureau du président de la république ?

Non, j’avais une idée bien plus délicieuse que ça…
Je suis entré par la cour de derrière, j’ai traversé l’arrière boutique et je me suis assis au beau milieu des cuisines, à deux respirations de sa table de travail. Et là, je l’ai regardée les travailler, les bichonner, les façonner et les mettre à cuire.
La mère Janeczka préparait les croquants aux amandes les plus divins qui soient, sa boutique ne désemplissait pas, les gens venaient de loin de très loin parfois pour assouvir leurs envies de ce délice doré. Elle conservait jalousement sa recette et personne n’avait à ce jour réussi à lui faire lâcher un mot des ingrédients et de la façon qu’elle employait.
Maintenant je savais.
L’heure touchait à sa fin…Je suis reparti sur la pointe des pieds.

Posté par Janeczka à 09:00 - Kloelle - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un voeu - MAP

J’avais droit à un vœu !
Un vœu,
 un seul,
à exaucer
en ce jeudi 1er mai !

 

C’était un beau cadeau
de ma Marraine Fée. 

Je choisis sans tarder :
l’invisibilité !
« Pour une heure
une heure bien sonnée ! »
 

Que m’a t-il pris
d’éternuer
quand sa baguette
s’est levée …

 
C’est mon Boby,
chien si gentil
qui la reçut
et disparut … !!!

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Les toilettes du bureau - Brigou

Grâce à la fée Kloelle, je vais être invisible une petite heure. Je décide de m’installer dans les toilettes du bureau. Chaque jour ce lieu reçoit la visite de tous les employés, ils viennent faire une pause « pipi » mais aussi souffler un moment tranquille loin de l’agitation de l’agence.

Tiens, voilà Béatrice, la secrétaire qui vient faire une retouche à son rouge à lèvres, un peu de poudre sur les joues, un soupçon de parfum dans le cou et derrière les oreilles. A peine a-t-elle tourné les talons que voici, Céline, la stagiaire qui vient cloper en douce mais qui n’oublie pas d’ouvrir la fenêtre pour envoyer la fumée à l’extérieur. Il était temps qu’elle sorte, Monsieur Legrand, le chef du personnel, s’impatientait déjà.. Il vient se laver les dents et repart en se laissant un peu de dentifrice sur le coin des lèvres ! Mais voici ce cher comptable, Hugues, il procède à un tout autre rinçage, il sort sa flasque d’alcool fort et s’enfile une rasade.

Les minutes tournent, je vais bientôt redevenir visible, mais que vois-je ? c’est notre chère directrice.. oh mon dieu ! sa jupe est coincée dans son collant et on a une vue sur sa petite culotte… !!!!!

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Une heure de detente - Janeczka

Mouahaha!!
Je vais enfin pouvoir prendre ma revanche!
Pendant une heure, je suis invincible! on va bien voir qui...
Comment ca?
Invisible! ah... oui, bon, c'est pas vraiment la meme chose...

Non! en fait, c'est beaucoup mieux!
A moi les sacs des memes!
A moi de faire trebucher les petits scouts qui traversent la rue!
A...
Pardon?
'Je ne peux pas utiliser le don d'invisibilite pour nuire a autrui'!
C'etait ou dans le contrat, ca?
Vous etes franchement pas droles...

Vous voulez peut-etre que je reste chez moi a regarder la tele sur le canape?...
Et aller jouer les saint-esprits farceurs a l'eglise?... Non?...

Bon d'accord, donnez-moi une heure pour y reflechir.

Je n'ai pas une heure? il faut que je me decide, la, tout de suite?!

Ok.
J'ai trouve.
J'irai au camp de nudistes du coin!!

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Ah si j'etais invisble! - Teb

Ah, si j’étais invisible !!!

Une petite heure, c’est court pour toutes les bêtises que j’ai envie de faire !!!

Si j’étais invisible….. j’irais « espionner » ce qui se passe chez LUI… pas les galipettes, non, mais l’ambiance… Noooonnnnn… mieux vaut garder le mystère !!! et puis, je crois que je ne suis pas curieuse de son « autre vie » !!!

zzzz

Si j’étais invisible… je me glisserais dans le bureau de certains de mes collaborateurs pour savoir ce qu’ils pensent de moi ... Noooonnnnn… on ne sait jamais si la surprise serait bonne ou mauvaise ;-))

zzzzz

Si j’étais invisible….. j’irais chatouiller, avec un brin d’herbe, les oreilles des passants… Ohhh, j’imagine la scène !!!! Noooonnnnn… ne pas provoquer d’émeute dans la rue …

zzzzzzz

Si j’étais invisible….. j’offrirais des fleurs aux gens dans la rue … Ohhh, leurs têtes devant ces fleurs volantes !!! Noooonnnnn

zzzzzz

Si j’étais invisible…..Non, si j’étais invisible, j’irais danser nue dans le soleil couchant, un jour de petite brise… et je serais légère… légère… légère !!! Et je serais si bien ……

zzz

 

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Sadisme à Val

Si une gentille fée m’offrait une heure d’invisibilité, que ferai-je ?

J’ai bien pensé à toutes ces choses peu catholiques, et puis finalement non ! Je culpabiliserais (hé, j’sais mieux que vous ! J’me connais !). Alors, j’en profiterais certainement pour me divertir. Je choisirai un truc fou, qui me donnerait un plaisir gratuit et désintéressé. Oui ! C’est pas mal, ça !

J’ai tout d’abord pensé à un parc d’attractions… ou je pourrais monter dans les manèges pour enfants … et puis non ! Je préférerais m’adonner à un plaisir bien plus inaccessible. Une chose que je ne pourrais faire qu’en étant invisible . C’est à dire jamais !

Et j’ai trouvé ! Le divertissement le plus immotivé qui soit… Une petite méchanceté fourbe, rien que pour en savourer les petits effets.

Attention ! Val casse son image de fille gentille ! Elle est, en réalité, très cruelle (hou ! la méchante !). Donnez lui l’invisibilité et vous verrez !

J’ai repensé à Claudine P, ma prof de communication et de dactylo, en BTS. Attention, pas n’importe quelle prof de dactylo ! Le caviar des profs de dactylo et de communication ! Ouais, rien que ça ! L’élite des profs de l’enseignement technique. D’ailleurs, elle n’enseigne qu’à de futures assistantes trilingues. Les classes d’assistantes de direction, c’est pas assez bien. Le poste serait largement en dessous de ses aptitudes. Elle préfère le laisser aux autres…moins compétents…

Claudine P était exécrable. C’était pas chronique. Elle était imbuvable en continu. Elle était aussi très étriquée, aussi bien dans ses tailleurs que dans sa caboche.  Tout le monde détestait assister à ses cours.. sauf moi !

Moi, elle me passionnait, la Claudine ! Ses cours ? De vraies leçons de comédie humaine. Je m’en délectais. Plus d’étroitesse d’esprit, tu meurs ! Ses discours étaient de vrais régals, pour moi qui m’ennuyait en BTS. Plus elle débitait de conneries, et plus je lui souriais. Elle m’aimait bien…

« Les filles, E VI TEZ à tout prix de fréquenter les syndicats ! ça ne vous causera que des soucis. Si vous avez du temps libre, prenez des cours de couture, faite du tricot, lisez un guide sur l’art de recevoir… Faites des choses qui vous seront utiles, quoi !  »

« Souriez, les filles ! Ne soyez pas forcement des assistantes très pointues, mais arborez votre plus beau sourire, et par pitié, soignez votre toilette ! C’est tout ce qu’on vous demande ! ».

Elle même avait exercé le métier de secrétaire et avait épousé son patron.

« Comme quoi, les filles, un tailleur impeccable, un maquillage discret et un décolleté correct, mais flatteur, ça paye ».

Claudine s’indignait de voir une jeune fille en pantalon. Elle en aurait pleuré !  Oh… elle avait bon cœur … ah ça oui… Son regard en disait long sur toute l’empathie qu’elle ressentait envers les filles au physique ingrat. J’ai l’impression qu’elle les faisait plus bosser que les autres (Toi, ma pauvre fille, tu ne pourras compter que sur tes qualifications ! ). Par contre, elle regardait les ongles rongés avec mépris.

Sa vision profonde des choses s’arrêtait là.

Bon ! revenons à nos moutons ! Claudine, je pourrais en parler pendant cent cinquante pages, que ça nous vous éclairerait pas sur mes vilaines intentions.

Si j’étais invisible, j’attendrais le midi que les élèves de Claudine aient quitté sa salle de classe. A l’époque, qu’elle y restait pour bosser ses cours et arranger son maquillage.

Pendant qu’elle serait en train de taper frénétiquement sur son clavier azerti (« sans regarder, les filles, et avec tous les doigts ! Je vous regarde ! Gare si j’en vois une qui ne se sert que de son index ! Et si en plus il n’est pas manucuré, par dessus le marché, là c’est la porte !), je taperais aussi et ferais apparaitre sur son écran.

T’as pas fait mai 68, Claudine  !

T’as pas fait mai 68, Claudine  !

T’as pas fait mai 68, Claudine  !

Déjà là, elle serait effrayée (certainement autant que quand elle a croisé une jeune fille voilée à l’arrêt de bus). C’est que c’est une petite nature, Claudine !

J’avais pensé à lui dire qu’elle était la reine des cruches mais finalement non. Je pense que ça ne l’atteindrait pas. Je lui dirais plutôt (d’une voix sardonique) :

Tu vieillis, Claudine ! Gare aux ride, ou ton époux va te remplacer par sa secrétaire. Ça serait ballot, c’est toi qui l’as formée, la p’tite !

Bientôt, Claudine, même tes « filles » les plus moches te regarderont avec pitié… C’est triste, de vieillir. Hein, Claudine ? C’est triste… HA HA HA HA !

Regarde un peu comme tes ongles sont cassant… et puis tes tailleurs te boudinent de plus en plus. C’est pas très joli, tu sais… Tu n’es plus aussi irréprochable qu’avant, Claudine ! T’as de la chance, d’enseigner, parce qu’aucun patron ne voudrait plus de toi, à présent…

Ça, ça la toucherait ! Comprendre ça, c’est dans ses cordes ! Après j’arrêterais là pour éviter que son cœur ne lâche. J’voudrais pas la tuer, mais juste rigoler cinq minutes…

Je sais, j’suis grave !

Posté par pitchval à 09:00 - Val - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Matez l'homme - Papistache

Si j’étais invisible, je me cognerais, imparablement, à tous les murs environnants. Ma rétine, invisible, ne recevant aucune image, je serais aveugle. Aveugle pendant une heure, et invisible ! Les distractions seraient rares.

Mais Kloëlle, la fée, remédierait à ce problème. On dirait que...


Miracle. Je vois et on ne me voit pas. Tiens, c’est curieux, j’ai l’impression d’être redevenu adolescent.

En une heure, brave-t-on soixante années d’interdits sociaux ?
Pas moi !

Je profite — dis, tu permets la fée ?— de mon invisibilité précaire pour tenter d’exorciser ma plus grande peur. Une ! Une de mes plus grandes peurs. Les serpents ! Oui, j’ai une peur tout à fait occidentale des reptiles, mais de là à vouloir caresser une vipère du Gabon sans qu’elle me voit ! En plus elle risque de déceler ma chaleur  et... couic ! Mourir invisible. Belle affaire !

Non ! Trouver ce qui m’effraie le plus en ce moment !

Euréka !

Un photomaton, vite, j’ai le temps, en courant...

Je m’installe sur le tabouret pivotant, face au miroir. Je vide mon porte-monnaie. Cinquante photographies. J’ai  vaincu ma phobie du photomaton !

Enfin, j’envoie une photographie dédicacée à toutes les internautes qui partagèrent mon thé matutinal en 2007  !
J’en connais qui vont exulter !

Posté par Janeczka à 09:00 - Papistache - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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